Séminaire axes 4 et Études urbaines – Atelier d'avancement des travaux des membres de l'axe : Elena Dinubila (« Les territoires du travail social ») et Hélène Jeanmougin (« Cohabiter en contexte de gentrification »)

10avr9 h 00 min16 h 30 min9 h 00 min - 16 h 30 min Séminaire axes 4 et Études urbaines – Atelier d'avancement des travaux des membres de l'axe : Elena Dinubila (« Les territoires du travail social ») et Hélène Jeanmougin (« Cohabiter en contexte de gentrification »)

Détails

Vendredi 10 avril 2026 | 9h – 16h30 | AMU-CNRS, Mmsh, salle A154 (Aix-en-Provence)

Matin : « Les territoires du travail social », intervention d’Elena Dinubila, chargée de recherche à l’Institut régional du Travail social (IRTS) sur les questions de travail social et territoires urbains, mais aussi de Frédéric Boyer, Éducateur Technique Spécialisé à l’IME Les Écureuils et formateur à l’IRTS de Marseille et Noé Mallet, Assistant de Service Social en CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) à Marseille pour un retour d’expérience de terrain et analyse.

Après-midi : « Cohabiter en contexte de gentrification », intervention d’Hélène Jeanmougin sur son projet d’ouvrage sur les coexistences et cohabitations des différents individus et groupes sociaux dans les grandes villes avec des processus de gentrification.


Programme détaillé

MATIN :

« Les territoires du travail social. Pratiques professionnelles et cadres institutionnels dans la fabrique des espaces et des territoires du social »

Dans le cadre des travaux d’avancement des membres de l’axe 4 du laboratoire MESOPOLHIS, nous donnons la parole à des chercheurs et des chercheuses associé.e.s travaillant dans les domaines institutionnels, associatifs ou de cabinets privés d’études voulant avancer leur réflexion et se confronter avec d’autres chercheurs et praticiens.

Dans cette matinée du 10 avril, nous allons interroger la question des territoires du travail social et des pratiques des travailleurs sociaux en lien avec les thématiques urbaines et territoriales de notre axe 4 du laboratoire : comment, avec leurs contraintes professionnelles et institutionnelles, les travailleurs sociaux, pensent les territoires, les quartiers, les frontières administratives de leur intervention individuelle et collective ?

Le point de départ de cet atelier est une recherche entamée en 2025 par notre chercheuse associée à MESOPOLHIS Elena Dinubila et menée auprès de travailleurs sociaux de la Maison Départementale de la Solidarité (MDS) d’un quartier du centre-ville de Marseille. Elena Dinubila interroge le travail social à l’intersection entre le recours à des dispositifs d’accompagnement plutôt homogènes, la réception des attentes du public accueilli, façonnées par les caractéristiques d’un espace urbain spécifique et la prise en compte de la présence ou de l’absence de partenaires sociaux sur le territoire d’implantation de la structure.

La complexification du travail social dans l’hypercentre de Marseille tient également à la diversité des acteurs et actrices accueilli.e.s par les différentes structures implantées sur un même territoire, comme en témoignera l’assistant de service social Noé Mallet. Afin d’éclairer les facteurs territoriaux qui influencent les pratiques professionnelles, la réflexion s’achèvera par une mise en perspective de ces premiers constats avec les enjeux rencontrés par les travailleurs sociaux sur un autre territoire moins central de Marseille, tels qu’illustrés par l’éducateur technique spécialisé Frédéric Boyer.

Déroulement :

9h00-9h20 – Introduction de la matinée par Cesare Mattina

9h20-9h50 – Elena Dinubila, Attachée de recherche à l’Institut régional du travail sociale (IRTS) Paca-Corse, chercheuse associée au MESOPOLHIS et au Centre Émile Durkheim : « Interroger le travail social à l’aune de l’homogénéité des dispositifs et des spécificités territoriales »

9h50-10h20 – Frédéric Boyer, Éducateur Technique Spécialisé à l’IME Les Écureuils et formateur à l’IRTS de Marseille & Noé Mallet, Assistant de Service Social en CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) à Marseille : « Retours d’expériences de terrain et analyse »

10h20-10h30 – Premières questions avec la salle

10h30-10h40 – Pause

10h40-10h50 – Intervention de la discutante de la matinée, Anne-Marie Arborio, sociologue au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du travail (LEST) CNRS-AMU

10h50-11h10 – Réponses des intervenant.e.s

11h15-12h – Débat avec l’ensemble des présent.e.s


APRES-MIDI :

« Cohabiter en contexte de gentrification »

Hélène Jeanmougin présente le projet de transformation de sa thèse doctorale[1] en ouvrage, à partir d’une esquisse de plan qui sera discutée par les membres de l’axe ainsi que par Maxime Felder, enseignant/chercheur au Laboratoire de sociologie urbaine (LASUR) de Lausanne, spécialiste des dynamiques de coexistences en milieu urbain.

[1] « Entre compétitions et recompositions socio-spatiales : cohabiter en contexte de gentrification (Berlin, Palerme, Marseille) » thèse de sociologie soutenue à Aix-Marseille université en 2022 sous la co-direction de Sylvie Mazzella et de Florence Bouillon.

Résumé de la thèse :

La thèse d’Hélène Jeanmougin porte sur les cohabitations quotidiennes entre habitants de trois quartiers en cours de gentrification dans les villes de Berlin, Palerme et Marseille. Ce processus est saisi comme cadre d’interactions spécifiques, marqué par les compétitions pour l’espace local entre habitants aux ressources inégales, confrontés à une proximité spatiale inédite. Dans ce contexte, quels sont les modalités et les enjeux des cohabitations entre individus aux caractéristiques sociales et aux « manières d’habiter » très diverses, et que nous apprennent-elles des (dés)appropriations locales ? Quels sont les effets de ces cohabitations sur les pratiques et les représentations citadines comme sur les trajectoires résidentielles des habitants, et donc, in fine, sur les recompositions socio-spatiales de ces quartiers ?

C’est à ces questionnements qu’entend répondre cette thèse, fondée sur des enquêtes ethnographiques conduites pendant six ans. Les retours sur les terrains berlinois et palermitains, à plusieurs années d’intervalles, ont notamment permis de saisir les fluctuations des ressources mobilisées par les uns et par les autres, ainsi que les redéfinitions des groupes sociaux comme des positions sociales et symboliques induites par ces cohabitations souvent tendues ou conflictuelles. Ces résultats permettent de rompre avec une catégorisation rigide des acteurs et des processus de dominations dans de tels contextes de gentrification, pour en montrer la complexité et le dynamisme, tout en soulignant les compétences des habitants de ces quartiers, à même de réajuster voire de freiner, selon les contextes, les logiques ségrégatives induites par les politiques de revalorisation des centres urbains.

Déroulement :

14h00-14h10 – Courte introduction de Cesare Mattina

14h10-14h30 – Introduction d’Hélène Jeanmougin à son projet de publication

14h30-15h00 – Discussion par Maxime Felder, du Laboratoire de sociologie urbaine (LASUR) de Lausanne

15h00-16h30 – Débat avec l’ensemble des présent.e.s

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Horaire

10 avril 2026 9 h 00 min - 16 h 30 min

Emplacement

MMSH A154

5 rue du Château de l’Horloge, 13097 Aix-en-Provence

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